Construction de la Nouvelle église

 



 L’église est brûlée en 1793



En 1793, l’église de PAULX, comme tant d’autres, fût brûlée et il n’en resta plus que les murs. (Registre paroissial du 27 septembre 1804)



Du 12 juillet 1795, date du retour d’exil du Curé GUILBAUD, jusqu’en 1798, la Ste messe fut célébrée dans la chapelle de N.D. du Pont qui occupait la place de celle que Mr le Curé CAMUS fit construire en 1841. Cette chapelle avait été épargnée parce qu’elle servait de “ caserne ” aux bleus (1793/1794).


 Comme elle était très petite et éloignée du bourg, Mr GUILBAUD préféra consacrer la Principale pièce du Presbytère à faire une chapelle. Les fidèles se tenaient dans la cour durant les Saints Offices. J’ai connu plusieurs personnes qui avaient assisté à la messe en cet endroit. (note de Mr le curé LORTEAU)


Premier plan à trois nefs

C’ est au mois de novembre 1874 que M. Boismen vint nous présenter le plan dressé sur la commande M. Sevète. C’était une église à trois nefs, sans transept avec des bas-côtés très peu élevés et des fenêtres qui n’ avaient pas plus de trois mètres d’ élévation. Ce plan ne répondant pas aux désirs du Conseil de fabrique fut rejeté à l’unanimité.

 Deuxième plan : une nef et double transept

M. Boismen fut chargé par nous de faire un autre plan : église à une seule nef, à larges proportions, avec un double transept afin d’avoir plus de place dans le haut de l’église. C’est un plan qui a été exécuté, les dépenses étant les mêmes.


 Ancien cimetière

La nouvelle église devant se construire dans l’ancien cimetière et les terres de ce cimetière montant par endroit à deux mètres au-dessus des routes qui en faisaient le contour nous dûmes enlever une partie de ces terres qu’on transporta dans le nouveau cimetière pour le niveler. La moitié de ce cimetière n’étant, en hiver surtout, qu’ une espèce de marais rempli d’eau, il était impossible d’ y faire des sépultures.

Nouveau cimetière

Plus de deux mille mètres de terre y ont été transportés et il est encore plus bas de ce côté ce qui donne une idée de ce qu’il était. Les terres ont été transportées gratuitement par les habitants pleins de respect pour les cendres de leurs pères. (Cimetière béni en 1867)

 Ossuaire sous la nef

Pour les ossements, hélas si nombreux qui étaient mis à découvert par l’ enlèvement des terres et par les fondations, je les ai fait pieusement recueillir et déposer dans une immense fosse de 10 mètres de longueur, 5 de largeur et plus d’ un de profondeur, que j’ avais préalablement fait creuser au milieu du terrain où devaitse trouver la nef de la nouvelle église. Nous avons ainsi la consolation d’avoir dans le milieu de la nef de notre église un grand ossuaire renfermant les cendres des morts. Cette fosse était presque pleine quand je l’ai fait fermer.

Avant de le faire j’avais célébré un service solennel pour tous les défunts de la paroisse, aussi l’église était archi pleine.

Après la messe nous nous sommes transportés auprès de cette fosse pour y donner une absoute générale. On conçoit l’émotion que chacun de nous a dû éprouver en présence de ces ossements qui nous rappelaient tant et de si touchants souvenirs,aussi a-t-il suffi d’adresser quelques mots pour faire couler bien des larmes. Puis chacun a jeté de l’eau bénite sur ces restes chéris.

 Divers entrepreneurs de l’ église

La maçonnerie commencée dans les premiers jours de mars 1876 se terminait le 12 octobre 1877 par le pignon qui est sur le chœur.

La charpente a été faite par des ouvriers de Legé et la couverture par un couvreur de Montaigu.

Le serrurerie est l’œuvre de M. Paris, de Nantes et la menuiserie de M. Renou de Nantes aussi. Le dallage a été exécuté par un Piémontais fixé à Nantes, M. Berthola. La sculpture a été faite par M. Boismen, frère de l’architecte.

Les verrières et les grisailles de la nef sont sortis des ateliers Paris-Réby. Toutes les autres ainsi que les deux vitraux de la chapelle de la Ste Vierge et de la chapelle de St Jean sont l’œuvre de M. Meuret de Nantes.

 Bonne volonté des paroissiens pour les charrois



Voyant la bonne volonté de mes paroissiens je leurs demandai de transporter les 800 mètres de pierres que nous avions faits extraire. On ne mit que dix jours à faire ces transports. Je tiens à noter que mes paroissiens furent admirables, surtout certains fermiers qui ne savaient jamais refuser un service, même au moment des plus grands travaux de la campagne.

Nous allons chercher nos pierres de St Savinien au port de St Même. La pierre de moellons ordinaires a été prise dans une carrière située près du village de La Rochelle, sauf une quarantaine de toises prises à St Etienne et dans les chaumes de Machecoul d’où sont sortis tous les moellons piqués qui font le soubassement. La carrière de La Rochelle n’avait pas encore été ouverte, c’ était un énorme rocher dépassant de plus de deux mètres la surface de la terre. La pierre était noire, très dure et difficile à extraire.

 Le sable a été pris dans une carrière de M. de la Biliais, sise sur la route de Machecoul à Legé, vis à vis des métairies des Carateries.

 Carrières de granit

Tout le granit est sorti de la Contrie, en Chantenay, d’ où il nous venait tout taillé. Les tailleurs de pierre s’étant mis en grève, on a dû recourir aux carrières de Palluau, Vendée, pour avoir les morceaux qui nous manquaient. Ils forment le cordon de soubassement en plusieurs endroits.

 Bénédiction de la première pierre

La Bénédiction de la première pierre qui forme la base du St Savinien dans la pile engagée, entrée du sanctuaire côté de l’épître a eu lieu le jour de la fête du Patronage de St Joseph, 3ème dimanche après Pâques 1876 à l’issue des Vêpres. Elle a été faite par M. le chanoine Hillereau, curé de st Donatien (7 mai 1876).



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